Les écosystèmes de zones humides du paysage de Lamu–Tana rendent des services d’importance nationale et mondiale : ils amortissent le littoral face aux tempêtes, stockent de grandes quantités de carbone, soutiennent une biodiversité d’importance mondiale et sous-tendent les moyens de subsistance locaux. Toutefois, ces services sont de plus en plus menacés par la construction de barrages, la déforestation, la conversion des terres et l’aggravation des impacts du changement climatique, notamment l’élévation du niveau de la mer, l’intrusion saline et des sécheresses plus fréquentes.
Conscients de ces défis, les comtés de Tana River et de Lamu demandent des réformes de la Loi sur l’eau du Kenya afin de mieux prendre en compte les dynamiques amont–aval. En améliorant la gouvernance de l’eau, en préservant la santé des écosystèmes et en garantissant une répartition équitable de l’eau, la résilience des communautés comme de la nature dans ce remarquable paysage terrestre et marin pourra être renforcée.
L’avenir de Lamu–Tana dépend d’un équilibre entre développement et conservation ; il s’agit de préserver ses fleuves, ses côtes et ses cultures pour les générations à venir.